VARIA

 

la Vérité gagne toujours

Transcription d'une émission spéciale au sujet de l'affaire Alaya Rahim.

par le prof. G. Venkataraman

Arrêt de l’action judiciaire contre Swami.

Sai Ram et salutations affectueuses de Prashânti Nilayam. Je suppose que vous avez ou bien en­tendu via notre annonce par radio Sai ou bien par notre message spécial via le service « Sai Inspi­res » combien la Vérité triomphe toujours. Je parle bien entendu de l’affaire, basée sur de fausses accusations, que le plaignant avait intenté par la cour de justice de Californie contre Swami. La cour de Californie a débouté le plaignant ce qui implique que celui-ci ne pourra intenter son action une fois de plus via n’importe quel cour de justice des Etats-Unis ou des Indes. Aujourd’hui je désirerais consacrer quelques pensées à cet évènement. J’ai le sentiment que cette « conclusion » est exigée, parce que d’un certain point de vue nous en sommes redevables à tous ceux qui nous ont écrits à plusieurs reprises leurs soucis profonds et leur demande d’intervention à l’encontre des attaques auxquelles Swami devait faire face.

Avant de commencer, je dois vous faire part de mes propres opinions sur la question. Nombreux sont ceux qui se sont demandés pourquoi nous n’avons pas réagi quand Swami a été souillé. D’autre part il y a une petite minorité qui est toujours d’avis que : « Laisse les chiens aboyer. Pourquoi de­vrions-nous nous en inquiéter ?». J’ai un regard quelque peu différent sur l’affaire; j’ai l’opinion que nous ne pouvions pas rester totalement neutre par rapport à l’affaire ou que nous ne pouvions pas non plus être continuellement combatifs et réagir à la moindre occasion. D’après nous, selon les circonstances et les différents moments, différentes réactions sont nécessaires.

Je commence par la remarque générale que ce nous voyons dans le monde, aussi bien le bien que le mal, font partie d’un continuel Jeu Cosmique Simulé. D’un niveau objectif et spirituel, nous devons certainement être détachés et reconnaître le bien et le mal comme faisant partie de cet Infini Jeu Di­vin. Cependant au niveau du monde temporel nous ne pouvons continuer notre chemin pendant que nous ignorons la rumeur présente en toile de fond. Nous avons un rôle à jouer et ceci est notre de­voir; nous devons seulement veiller à ce que tout ce que nous faisons soit bien fait, tel que Dieu aurait voulu que ce soit fait. En passant, je voudrais ajouter que nous avons prochainement l’intention de consacrer encore plus de pensées à tout ceci dans l’H2H. Peut-être devez-vous aussi y regarder.

L’éternel combat entre Bien et Mal.

Les écrits Indiens disent que pratiquement chaque Avatar a eu des ennemis. Je ne vais pas ici rentrer dans les détails, mais à chaque Incarnation il y a des ennemis qui provoquent l’Avatar de diffé­rentes façons. Parfois ils L’attaquent même physiquement. Manifestement ces ennemis symbolisent le mal sur terre, et cette lutte entre bien et mal est parfois nécessaire pour établir la Vérité Eternelle que finalement le Bien triomphe toujours du Mal.

Par exemple, du temps de l’Avatar Krishna il y avait un démon nommé Jarasanda qui attaquait sans cesse Mathura, qui était à l’époque la capitale du royaume de Krishna. En fait, afin de protéger Son Peuple, Krishna le Dieu Tout-Puissant sous forme humaine, avait déménagé de Mathura vers Dvaraka. Il possédait tous les Pouvoirs Divins. Peut-être vous souvenez-vous que c’est sur le champ de bataille qu’Il se révéla à Arjuna comme étant le Seigneur Tout-Puissant. Et pourtant  pourquoi ce même Krishna ne se défit pas de Jarasanda, ce qu’Il aurait sûrement pu faire d’un seul battement de paupières?  Ce sont là les aspects mystérieux d’un Avatar. De pareils aspects se révèlent chez tous les Avatars. D’ailleurs, pour clôturer cette histoire: finalement il fut laissé au puissant Pândava Bhîma de littéralement dé­chirer en morceaux Jarasanda.

Seulement quelques uns comprennent que de tous temps Swami a subi des attaques, presque depuis que Swami s’est révélé comme Avatar. Dans les histoires des gens qui très tôt se sont rendus à Put­taparthi, nous pouvions toujours lire que la population locale était très hostile à Son égard.

Pour eux un jeune garçon ayant fait partie des leurs ne pouvait simplement pas être Dieu. Comment au nom du ciel était-ce possible, demandaient-ils. Mais cette période fut vite passée, et maintenant nous voyons comment Swami est vénéré par ces mêmes villa­ges qui Lui étaient une fois très hostiles.

Plus tard ce sont des érudits Védiques qui vinrent se moquer de Swami. Comment ce jeune homme qui n’avait même pas passé un seul jour dans une Vedapâthashâla (école védique) puisse connaître la moindre chose au sujet des Vedas. Mais très rapidement ils comprirent qu’ils n’avaient pas affaire à un jeune homme ordinaire, mais bien à l’Unique, la forme même des Vedas, ou Vedapurusha comme Il est reconnu dans les anciens textes Indiens.    

Dans les années soixante et septante ce sont les miracles de Swami qui furent mis à rude épreuve. Bien des rationalistes se firent une opinion négative de Lui et Le défièrent de réaliser certaines choses afin de les convaincre de Sa Divinité. Swami n’est pas venu pour convaincre qui que ce soit de Sa Divinité. Il est plutôt incarné afin de dire aux gens : « Oh homme, comprends que tu es divin et commence à agir comme un être divin, sinon agis au moins comme un être humain. Ne sois pas esclave de tes sens et ne te conduis pas comme un animal, ou pire encore, comme un diable. »

Le jeune Sai. 

Les rationalistes firent beaucoup de tintouin, mais le monde en fut vite fatigué. Cependant certains intellectuels sérieux comme Murphet, Hislop et Sandweiss vinrent toutefois avec un esprit ouvert et compri­rent que Swami était l’incarnation de la Pure Conscience.

L’interview avec Blitz.

En nommant tous ces noms je ne peux pas oublier Rusi Karanjia, dans le temps éditeur à Bombay du très populaire hebdomadaire BLITZ et qui disait de lui-même être athée et marxiste.

Karanjia écrivit beaucoup d’articles contre Swami jusqu’au jour ou quelqu’un lui demanda : « Comment peux-tu écrire des faits que tu n’as pas vérifiés ? As-tu déjà rencontré Sai Baba ? As-tu contrôlé si les faits que tu publies sont vrais et réellement arrivés ? »

Lorsqu’il fut provoqué à prouver sa crédibilité journalistique, Karanjia alla à Puttaparthi où Swami lui fit bénéficier de nombreux interviews avec bienveillance.

Monsieur Karanjia.

En sa qualité de journaliste, Karanjia posa beaucoup de questions révélatrices et Swami répondit à toutes avec beaucoup de patience. Karanjia dut admettre qu’il s’était trompé et écrivit un livre. Il ne se contenta pas seulement de corriger tous ses propres opinions partiales et critiques, mais il même décrivit Swami comme le Dieu vivant séjournant sur terre ! Entre parenthèses, à ma connaissance, jamais Swami ne donna, à l’exception de Karanjia, des interviews de cette manière à la presse. 

Les dévots sont toujours surpris que le Seigneur puisse avoir des ennemis. Beaucoup d’entre eux ont demandé : « Swami pourquoi as-tu des ennemis ? » Swami donna toujours la même réponse : 

« C’est seulement en présence des ténèbres que les gens peuvent apprécier la valeur de la Lu ­mière. »

De la même façon, les Avatars ont besoin d’ennemis afin que les gens comprennent mieux la diffé­rence entre le bien et le mal. En bref, l’apparition de mauvaises personnes dans l’Histoire du Sei­gneur est prédestinée et nous ne devons pas nous en étonner. Tournons-nous maintenant vers les plus récents évènements, parce que l’affaire judiciaire à laquelle je faisais référence au début de mon récit y est étroitement liée.

Maintenant la résistance utilise de puissants médias.

C’est environ à la fin des années nonante que débutait ce qu’on peut appeler la quatrième vague anti-Sai. Grâce à Internet celle-ci fut répandue au niveau mondial. Dans le passé, les attaques étaient dirigées vers la Divinité de Swami, Sa connaissance des Vedas et Ses miracles. Cette fois-ci, les calomniateurs allèrent jusqu’à mettre en doute même la pureté et le caractère de Swami. Durant cette pé­riode j’étais toujours très occupé avec mon travail, c’est pourquoi je n’entendis que très peu du flux ininter­rompu des radotages dans les cercles à ragots. De temps en temps, l’un ou l’autre tentait de me ra­conter quelque chose au sujet de cette aberration, mais je me tenais poliment à l’écart n’ayant pas le temps pour ceci ni la patience d’écouter des fausses informations.

Le livre de Karanjia.

La campagne de calomnies débuta auprès de quelques dévots mécontents et s’élargit rapidement vers des personnes intéressées dans des cochonneries et des scandales. De cette manière la campa­gne anti-Sai ne représenta rien et put être ignorée. Encouragés par l’ambiance sociale régnante, des gens fâchés et ayant un pied dans des groupes importants parlèrent négativement de Swami. D’abord il y eut un article très négatif dans « The Times of London ». Puis il y eut un avis de l’UNESCO, au travers des médias et dirigé contre Swami. Et enfin pour couronner le tout il y eut le film de la BBC. Je suis convaincu que vous êtes tous au courant de ces choses, aussi je n’y accorderai que peu de temps. Je me contenterai pour l’instant de vous signaler ce qui suit.

Lorsque l’article du Times parut, j’en fus, comme beaucoup d’autres, choqué. Un des journaux qui donne le ton dans le monde publiait des informations négatives et ce sans même avoir fait une en­quête rapide quant à la justesse du contenu. Quelques uns parmi nous écrivirent au rédacteur mais contrairement à la pratique habituelle accordée à ceux qui ont des opinions divergentes, aucune de ces lettres ne fut publiée. C’est ce qu’on appelle l’objectivité de la presse !

Le fait que le Times nous refuse le droit de réponse ne signifia pas la fin de la question. Nous ne pouvions pas simplement ne pas nous faire entendre alors que des terribles imputations et des odieuses calomnies étaient ra­contées dans les soi-disant cercles responsables. C’est alors que l’estimé monsieur Indulal Shah prit l’initiative de parler au premier ministre de l’époque monsieur Atal Behari Vajpayee.

Le résultat de cette rencontre fut la mise en place d’une déclaration qui plus tard fut signée par monsieur Vajpayee, Premier ministre, le juge Bhagavathi, à l’époque haut magistrat en Inde, le juge Ranganath Mishra, aussi un haut magistrat en Inde, madame Najma Heptulla, Présidente de l’Union interparlementaire et Ambassadrice de l’UNDP (United Nations Development Programme) pour le développement humain, et monsieur Shrivraj Pa­til, à l’époque Président du Lok Sabha, ministre et en ce moment aussi parlementaire. J’estime approprié que les lecteurs lisent la déclaration signée par ces éminentes personnes (ne pas reprise ici mais à consulter via Internet).

La BBC se comporte honteusement.

Les choses prirent une toute autre tournure lorsque la BBC diffusa un film anti-Swami. Ce fut absolument choquant parce que la BBC tout comme le London Times est un des icônes dans le monde actuel des médias. Et pourtant la BBC produisit, pour des raisons qu’elle seule connaît, un programme qui non seulement était mal documenté mais aussi témoignait de très mauvais goût déplorable, en bref à l’encontre totale de ce pourquoi elle est connue.

Le triste procès de Alaya Rahm.

Un certain Alaya Rahm était la figure centrale de la campagne de dénigrement de la BBC. Je dois citer le nom de Alaya Rahm puisque c’est lui qui le 6 janvier 2006 porta l’affaire devant la Haute Cour de Justice du « Comté d’Orange » en Californie. C’était une procédure par laquelle le plaignant réclamait une indemnisation financière en dommages et intérêts. La date du procès fut fixée au 28 avril 2006.

A ce moment je cite, avec sa permission, la lettre qui nous fut envoyée par notre Frère et aussi juriste, Robert Baskin, de la Californie. Cet homme connaît l’affaire sur le bout des doigts et j’estime devoir vous révéler les principaux passages de son rapport, vu qu’il s’agit en fait légalement du meilleur et du plus juste rapport que nous pouvons vous offrir. Ci-après suit le récit de Baskin sur ce qui s’est passé avec ce procès.

« Bien que les accusations de Alaya Rahm reçurent beaucoup de publicité avant même qu’il ne porte l’affaire en justice, ses affirmations ne furent examinées profondément qu’après que l’affaire soit intentée. L’action judiciaire offrit l’occasion d’étudier de manière approfondie et critique ses allégations. Durant l’enquête, on découvrit que le plaignant et sa famille avaient, entre 1995 et 1999, participés et parlés lors de différentes réunions au moment même où les soi-disant évène­ments auraient eu lieu. Contrairement à ses dernières accusations, les discours, dont bon nombre furent enregistrés et tapés à la machine, ne contenaient aucune indication d’un quelconque délit et les premiers mots du plaignant semblaient contredire ses dernières accusations.

Le droit de regard des pièces du procès permit d’identifier des témoins qui furent auditionnés. Ces personnes étaient présentes dans l’ashram lorsque, d’après les affirmations du plaignant, les évè­nements étant à la base de l’affaire se seraient déroulés. Un de ces témoins amena le plaignant en Inde en 1995, le guida en Inde en 1997 et fut présent lors de certains interviews cités par le plai­gnant. La déclaration de ce témoin fut enregistrée comme pièce du procès. Le témoin déclara qu’entre 1995 et 1997 il eut une relation véritable et confidentielle avec Alaya Rahm, qu’il parla avec lui quotidiennement à propos des interviews, et qu’alors, Alaya Rahm n’avait fait aucune allu­sion au sujet d’un comportement douteux ou d’un quelconque délit. La déclaration de ce témoin fut déposée en mars 2006. Alaya Rahm retira sa plainte suite à cette déclaration.

Dans cette affaire, aucun arrangement à l’amiable ni aucune demande d’argent ou autre indemni­sation ne fut accordé suite à l’abrogation du procès. Cette abrogation clôtura l’affaire. »

A ce point je me dois de remercier personnellement et profondément le Frère Baskin pour ce résumé du rapport.

Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais en ce qui me concerne, le fait qu’Alaya Rahm retire son accusation avant son audition officielle devant un juge, invalide toutes les assertions sans fonde­ment qui ont circulé ces dernières années.

Et s’il vous plait, pensez bien que Rahm n’aurait jamais retiré sa plainte s’il avait eu le moindre espoir de gagner le procès. Le fait est qu’à aucun moment il n’eut jamais la moindre preuve. Des années durant, Alaya Rahm émit des affirmations incontrôlées auxquelles la BBC concentra beaucoup d’attention. Pourquoi? Parce ces affirmations ne furent jamais testées juridiquement.

Encouragé par la réaction que ses discours eurent apparemment sur de nombreux cercles de person­nes en occident, Rahm pensa alors pouvoir obtenir une indemnisation financière et entama une procédure judiciaire. Mais sa tentative avorta et le principal plaignant s’en rendant compte se retira ensuite sur la pointe des pieds.

Depuis la nuit des temps, bien que des personnes nobles et même des Avatars ont été attaqués de différentes manières, très peu se souviennent des fauteurs de troubles qui d’ailleurs se sont évanouis en poussière. Je veux dire que si les gens pensent au Christ, ils pensent seulement à son ultime sa­crifice. Combien peuvent nommer ceux qui lui firent du mal?

Je voudrais maintenant rappeler ce que Swami a dit en 1963 après qu’Il se soit sorti miraculeuse­ment d’une paralysie due à une attaque d’apoplexie. Il dit que durant Sa courte attaque d’apoplexie nombreux furent ceux qui ressentirent une douleur profonde. Cela permit, raconta Swami, à beau­coup de dévots de se rapprocher plus vite de Lui qu’en suivant les processus d’évolution découlant de plusieurs vies. De la même manière, l’action causée par certains qui essayaient de souiller Swami, faisait ressentir en plusieurs d’entre nous tant de douleur provoquée que par cette explosion d’Amour cela rapprocha certainement les dévots souffrants bien plus près de Dieu que ce que peut-être ils imaginent.

A tous ceux qui nous disent parfois : « ignorez toutes ces médisances » je voudrais particulièrement attirer leur attention sur ce qui suit. Notre rôle au sein de « Prashanti Digital Studio » est inévitablement quelque peu différent des autres dévots n’ayant aucune responsabilité officielle. Nous appartenons aux médias et avons des tâches spécifiques à remplir. Nous ne nous abaissons pas du tout jusqu’au niveau des gens dont les pensées sont au raz du sol et nous ne réagissons pas non plus directement contre les puissants qui exploitent leur réputation pour disperser des mensonges. Mais la désinforma­tion ne peut pas toujours être ignorée; il faut y réagir d’une manière convenable. C’est pourquoi monsieur Indulal Shah, monsieur Vajpayee ainsi que différents éminents citoyens de ce pays demandèrent à faire une Déclaration Publique.

Pendant que ceux qui croient volontiers à de fausses allégations rejettent ceci éventuellement, d’autres personnes responsables décident de s’éveiller et disent : «  Croyons-nous des inconnus qui lancent des accusa­tions non fondées ou bien croyons-nous quelqu’un comme Vajpayee qui est un homme d’état de niveau mondial ? Si nous ne nous érigeons pas contre les fausses accusations propagées à la ronde par des agences responsables, nous pourrions être confrontés à toutes sortes de difficultés.

Le Prashanti Digital Studio.

Je ne sais pas si beaucoup d’entre vous sont conscients qu’au jour d’aujourd’hui de nombreuses chaînes de télévision, en Inde aussi, émettent des avis contradictoires au sujet de Swami. Ainsi que certains journaux banalisent les énormes projets réalisés par Swami. Nous ne pouvons pas nous contenter de rester indifférents et dire simplement : « Oh Dieu n’a pas besoin que j’intervienne entre eux. Il sait Lui-même comment traiter ces choses. »  Si il y a bien quelque chose que j’ai appris par rapport à une attention précise, c’est que nous devons être totalement impliqué par tout ce que nous faisons et non pas nous conduire comme un hermite. Lorsque que nous sommes à travailler intensément, nous ne pouvons cependant porter dans notre Cœur ni de la méchanceté, ni de la jalousie ni de la haine.

Extrait d’un article paru
dans « Heart to Heart »

du 2 juillet 2006.