
VARIA
DIEU AIDE CEUX QUI AIDENT LES AUTRES
« Connaissez-vous Dieu ? » demanda un jour un prédicateur s’adressant à un groupe de personnes rassemblées pour entendre son discours.
Un homme d'apparence modeste se leva et dit: « Que je connaisse Dieu n’est pas important. L’important, c’est que Dieu me connaisse et qu’Il prenne soin de moi. »
Le prédicateur se tut, descendit du podium et s'en alla.
Si vous avez la foi que Dieu est avec vous, qu'il fasse soleil ou qu'il pleuve, vous savez tout ce que vous avez besoin de savoir. Cela suffit pour provoquer Son pouvoir pour restructurer votre vie. En fait, à ce moment-là, Sa responsabilité est de vous ‘refaire’ par Son travail. Que le prédicateur n'ait rien eu à ajouter n’est pas étonnant. C’est seulement quand nous expérimentons l'ombre que nous connaissons la valeur de la lumière. Mais parfois, l'adversité frappe quand on s'y attend le moins.
Voici l'histoire d'un simple médecin de l'état d'Orissa, qui savait que Dieu prendrait soin de lui et ferait tout ce qui serait bon pour lui. Et que fit Dieu pour lui ? Il repoussa la mort, remplit sa vie de Son amour et de la lumière d'une aube nouvelle.
Avant que le Dr Kar nous raconte son expérience, voici quelques mots du Dr. Dash, chef du département de cardiologie au SSSIHMS à Whitefield, sur l'état clinique du patient, lui-même médecin, le Dr. Rajender Kar.
Dr. Dash :
« Le Dr. Rajender Kar est un jeune pédiatre d'Orissa (État de l'est de l'Inde). Il a développé une cardiomyopathie dilatée, une maladie au cours de laquelle la cavité principale du coeur se dilate et fonctionne mal. Cette maladie est « évolutive » et des troubles surviennent rapidement qui conduisent à la mort. Si elle n’est pas contrôlée, la maladie conduira à une arythmie ventriculaire. Afin de prévenir une défaillance cardiaque progressive et une mort soudaine par arrêt cardiaque, un appareil intégrant une fonction anti-défaillance munie d’un défibrillateur est requis. Un tel appareil coûte environ 7 à 8 millions de roupies.
La situation financière du Dr Kar ne lui permettait en aucune façon de s’offrir un tel traitement. C’est alors que l’information lui parvint que nous accomplissons ces procédures et ce, tout à fait gratuitement. Il vint ici et nous pûmes lui implanter cet appareil très coûteux dans le coeur.
Trois à six mois plus tard, il revint pour un check-up et nous avons constaté que tout fonctionnait bien. Sa condition clinique s'était améliorée de façon significative, son fonctionnement clinique et le volume de travail avaient augmenté. Lui-même et sa famille sont très satisfaits et très reconnaissants envers Swami.
Le Dr Kar subvient seul aux besoins de sa famille. Sa mère, sa soeur, sa femme et son enfant dépendent de lui. C’est un pédiatre honnête, il ne demande pas d’argent à ses patients, acceptant seulement ce qu’ils lui donnent.
Sa situation financière était telle qu’il ne pouvait croire ni même rêver qu’on puisse lui implanter un tel appareil coûteux dans le coeur. On lui avait conseillé d’aller à l’AIIMS (la première Institution de santé à Delhi), ce qui l’inquiétait beaucoup vu l'état de ses finances.
Finalement, il vint ici, et par la grâce de Swami, nous avons pu lui implanter l'appareil dans le coeur. Nous traitons gratuitement une dizaine de cas semblables par an, le coût moyen de l’implantation étant de 5 millions de roupies. On peut imaginer l’ampleur de la contribution au bien-être de la société offerte par les hôpitaux de Swami.
La conversation suivante entre l'équipe de H2H et le Dr. Kar semblera familière à beaucoup, car peu nombreux sont ceux qui n’ont pas reconnu la main de Dieu dans leur vie.
Le Dr. Kar est un pédiatre de Khuntuni situé à environ 35 km de la ville de Cuttack dans l'Orissa. Trois jours avant de prendre le train pour Delhi, où il devait subir une opération complexe et risquée du coeur qui lui aurait coûté environ 10 millions de roupies, Sai Baba lui dit dans un rêve :
« Tu as fait tellement pour Mes patients pauvres, et Je ne pourrais en faire autant pour toi ? Ne va pas à Delhi pour l'opération, viens dans Mon Hôpital Super Spécialisé, Je la ferai gratuitement. »
Dr Kar : « Quand Sai Baba m’apparut en rêve et me parla en Oriya, ma langue maternelle, me demandant de venir dans Son Hôpital Super Spécialisé, je sus que c'était Dieu qui parlait. Tout à coup, mes inquiétudes disparurent. Je ne m’inquiétais plus de savoir si oui ou non je survivrais à l'opération, me disant que j’étais dans les mains de Dieu ».
H2H : «Connaissiez-vous Sai Baba auparavant ? »
Dr. Kar : «Je Le connaissais vaguement, ainsi que Ses nombreux projets sociaux. J'avais vu Ses photos à Bhubaneswar, à Cuttack, et en beaucoup d'autres endroits. Mais je n’avais jamais eu l’expérience directe de Lui auparavant. Je n'avais jamais parlé de Lui à qui que ce soit, ni lu aucun livre Le concernant. J'avais cependant un profond respect pour Lui et faisais namaskar devant Sa photo quand j’en voyais une.
Je vénérais Mère Sarala et le Seigneur Jagannath. Mère Sarala, en particulier, était ma favorite. Je visitais son temple plusieurs fois par an, chaque fois que je le pouvais. Elle était une mère vivante pour moi. Quand je pensais à elle, j'avais les larmes aux yeux et j'aimais cela, car ces larmes me soulageaient et je me sentais plus léger. D'une certaine façon, je savais qu'elle prenait toujours soin de moi et ferait tout ce qui est bon pour moi. Je ne lui demandais donc jamais rien, pas même de me guérir de ce problème de coeur une fois qu’il fut diagnostiqué. »
H2H : «Comment ce problème de coeur a-t-il été diagnostiqué ? »
Dr. Kar : «Je n'ai jamais eu de sérieux problème de santé. J'ai une clinique privée à Khuntuni. C'était le 4 avril 2008. Ma femme était chez ses parents à Cuttack avec notre fils, et j'étais seul à la maison. Je suis rentré de la clinique vers 9h.30, j’ai fait chauffer du lait et préparai un peu de curry végétarien pour dîner. Subitement, je ressentis une dyspnée sévère. Je me suis dit que mes difficultés respiratoires étaient dues aux portes et fenêtres restées longtemps fermées.
Je les ouvris, mais rien n’y fit. Je suis alors monté sur la terrasse pour avoir de l'air. Mais une fois redescendu, c'était toujours pareil. La dyspnée devint plus forte. J'étouffais. Croyant ma dernière heure arrivée, j’ai prié Mère Sarala de faire ce qui était le mieux pour moi. Soudain, j’entendis une voix, probablement la sienne, qui me demandait de respirer par le nez et non par la bouche. J’obéis et suis resté debout près de la fenêtre ouverte toute la nuit, m'efforçant de respirer par le nez. Si je m'étendais un instant sur le lit, j'avais l'impression d'éclater.
Plus tard, dans le département OPD de l'Hôpital Super Spécialisé de Swami à Bangalore, les médecins confirmèrent que respirer par le nez m'avait sauvé la vie. Si j'avais respiré par la bouche, j'aurais vomi du sang et serais mort avant l'aube. Je reviendrai sur ceci plus tard.
Le matin, je pris un bain et fis mes prières à Mère Sarala et au Seigneur Jagannath. Je ne me sentais pas mieux, mais je me suis contraint à ne pas renoncer à mes prières matinales. J’ai ensuite appelé un taxi et suis allé à Cuttack pour un check-up. Je connaissais quelques centres ECG là-bas. Les médecins qui m’examinèrent se demandèrent comment j'étais encore en vie ! Il s'agissait d'une cardiomyopathie dilatée. Mon ventricule gauche s'était fort agrandi. On me conseilla de me faire admettre immédiatement dans l'ICU (Unité d’Investigation Cardiaque).
J'appelai mon professeur de cardiologie au Collège Médical et lui expliquai mon problème. Il me fit passer un test. Après m’avoir examiné, il me demanda depuis quand je buvais ! De tels problèmes arrivent généralement à des personnes qui s'adonnent à la boisson ou qui fument. Je ne chiquais pas, ne buvais pas d’alcool et ne fumais pas.
Je suis resté dans l'ICU environ deux semaines, et en sortis avec une recommandation urgente à mes beaux-parents de m'emmener à l'AIIMS à Delhi pour y subir une opération en urgence. On devait m’implanter dans le cœur un appareil appelé « combo », et cela me coûterait entre 8 et 10 millions de roupies. À ce moment-là, j'avais déjà dépensé plus de 100.000 roupies.
L'appel de la Mère
Dr. Kar : Mon père était un fermier de condition moyenne, mon frère aîné avait un petit atelier de couture et ma soeur s'était mariée récemment. Où allais-je trouver 10 millions de roupies ? Mes beaux-parents m’assurèrent qu'ils pourvoiraient aux dépenses nécessaires, et me demandèrent d’entreprendre les démarches pour aller à Delhi. J’étais réticent à l’idée d’accepter d’eux autant d'argent, même s’ils le proposaient spontanément. Obligé d’acheter les tickets, je me suis préparé pour aller à l'AIIMS. M’abandonnant à mon Seigneur tout compatissant, je Lui dis de faire ce qu'Il pensait être le mieux.
Trois jours avant de prendre le train, aux environs de minuit, j’eus un rêve. Swami était assis à côté de mon lit et me caressait la tête. Il disait: « Pourquoi réfléchis-tu tellement ? Tu as tant fait pour Mes pauvres, ne pourrais-Je en faire autant pour toi ? Ne va pas à Delhi. Viens à Mon Hôpital Super Spécialisé Je ferai faire l'opération gratuitement ». Je me suis réveillé en sursaut, le corps trempé de sueur. J'ai réveillé toute la maisonnée et lui ai raconté mon rêve.
Mes beaux-parents, riant sous cape, me dirent que vu mon manque d’argent je racontais un rêve stupide. Seule ma femme me croyait. Je lui dis que Sai Baba avait un hôpital à Puttaparthi et que nous devrions y aller. Néanmoins, sachant que mes beaux-parents ne me permettraient pas de reprogrammer l'opération, je suis allé tranquillement à la gare le lendemain. J’ai annulé mes tickets pour Delhi et en ai réservés d’autres pour Puttaparthi.
Le jour précédant mon voyage, Baba vint de nouveau dans mon rêve et me dit: «J’ai un hôpital à Puttaparthi, mais si tu vas là-bas, tu devras faire la queue, et cela prendra peut-être des mois avant que tu puisses être opéré. Va plutôt à Bangalore.» - « Vous avez aussi un Hôpital Super Spécialisé à Bangalore, Baba ? » demandais-je. « Où ? » Me regardant droit dans les yeux Il dit: « Tu vis dans un village et ne lis rien sur Moi, comment peux-tu savoir ? »
Mais cette fois, ma femme elle-même ne crut pas à mon rêve. Cependant, nous prîmes le train pour Puttaparthi. Une ou deux heures avant l'arrivée à Puttaparthi, j’accostai le contrôleur de tickets lui demandant de les prolonger jusque Bangalore. Ma femme, mon fils et ma soeur qui m’accompagnaient dans un compartiment de 1ère classe, dormaient à ce moment-là. Ils se réveillèrent seulement après que le train eut dépassé la gare de Puttaparthi ! Je fis l'innocent et leur dis que j'étais malade, que je dormais, et qu’ils auraient dû me réveiller à temps. Ma femme se réconcilia alors avec l'idée d'aller à Bangalore.
Je fus reçu en consultation par un médecin au département de cardiologie de l'Hôpital Super Spécialisé de Baba à Kadugodi, Bangalore, le 18 avril. Il m’examina ainsi que mon dossier médical, se demandant comment il était possible que je sois encore en vie. Ceci, je vous l’ai déjà dit. On me fit ensuite rencontrer le Dr. Dash du département de cardiologie pour décider de la prochaine étape, car le médecin me dit qu'ils n'avaient jamais rencontré un cas comme le mien. Le Dr. Dash me parla très aimablement et fixa l’opération au 21 juin. Bien que n’ayant jamais réalisé une telle opération jusque-là, il me dit qu’il la ferait pour moi. Il s’agissait à coup sûr de l'intervention divine.
H2H : Était-ce la première fois que le Divin intervenait dans votre vie ?
Dr. Kar : « Non. J'ai toujours été convaincu que ma vie était dans les mains de la Mère divine. Il ne s’agit pas d’un sentiment subjectif. Elle l'a démontré de façon très frappante au moins une fois. Je vais vous dire comment. J'ai choisi d'étudier la médecine parce que j'aime servir les gens, et qui peut rendre un meilleur service sinon un médecin ? Ma clinique est située dans une région rurale où beaucoup de gens vivent en dessous du seuil de pauvreté. Aussi, quand j'ai ouvert ma clinique en août 1999, je ne demandais que 5 roupies pour une consultation.
J’avais en réserve dans ma chambre certains médicaments d’usage courant, ainsi que d’autres qui pouvaient sauver des vies. Les gens pouvaient m'appeler à toute heure du jour et de la nuit. Si c’était grave, je n’hésitais jamais à me rendre chez le patient. Je connaissais toutes les personnes et elles me connaissaient, aussi elles pouvaient payer les médicaments à leur convenance. Mon but n'était pas de gagner de l'argent, mais de les aider. Cependant, j’avais besoin d'argent pour cela, aussi je leur comptais le minimum.
Hélas, comme toujours, certaines personnes en profitèrent. Un jour, un homme d’une cinquantaine d’années se présenta dans ma clinique pour de l'asthme chronique. Il s’effondra sur une chaise, pouvant à peine parler. Je lui fis une injection qui le soulagerait tout de suite. Une fois soulagé, je lui dis que son fils pouvait venir lui-même régler le prix de l'injection. Ce qu’il ne fit pas. Des mois plus tard, il eut une autre crise. Je fus appelé chez lui dans la soirée. Je m'y suis rendu et l'ayant examiné, je dis à son fils qu’un transfert immédiat au département cardiologie de l'hôpital de Cuttack était conseillé.
Mais il insista pour que je lui fasse l'injection qui l’avait soulagé auparavant. Ce que je fis avant de m’en aller. Le lendemain matin, ce patient dut être transporté à l'hôpital, où il rendit son dernier soupir une semaine plus tard. Après la mort de son père, le fils m'accusa de n'avoir rien fait pour sauver son père, et refusa de payer l’injection que j’avais faite.
Quelques jours plus tard, un autre patient se présenta à ma clinique, tard le soir, alors que j'allais fermer. Il souffrait d’une maladie qui nécessitait une injection. J’avais cette injection, mais sachant qu'il ne pourrait la payer immédiatement, et vu la mauvaise expérience que j’avais eue avec le patient asthmatique, je lui dis que je la lui ferais s'il pouvait se procurer l'injection car je ne l'avais pas. Il s’en alla, mais j’y gagnai une réprimande.
Cette nuit-là, Mère Sarala vint dans mon rêve. Elle se montra aimante comme une mère, mais aussi un peu fâchée. Elle se tenait près de moi et me demanda : « Pourquoi as-tu renvoyé ce patient ? »
« Mère, vous savez que le patient asthmatique n'a pas payé le traitement, et qu’en plus son fils m'a blâmé pour la mort de son père », ai-je répondu.
« Il t'a blâmé, et alors ? Qu'as-tu perdu ? Cet homme allait perdre la vie ! » rétorqua-t-elle, « Tu as refusé de le soigner, mais je l’ai guéri ! » dit-elle avec un petit rire.
« Je suis désolé, Mère. Pardonnez-moi » dis-je.
« Dis-toi bien que ce n'est pas pour agir ainsi que j’ai fait de toi un médecin. Promets-moi que tu ne refuseras plus d'aider quiconque vient chez toi durant la nuit. Tu peux demander aux patients de se procurer le médicament seulement s’ils viennent pendant la journée.»
Je tombai à Ses pieds, et promis. Depuis lors et jusqu'à ce jour, je n'ai plus refusé d'aider un patient qui venait me voir à la nuit tombée, avec ou sans honoraires. Je ne demande même pas le prix des médicaments. »
H2H : Comment et pourquoi avez-vous choisi de devenir médecin ?
Dr. Kar : Depuis mon enfance, la profession de médecin m’a toujours attirée. J'ai toujours pensé que les médecins faisaient un travail très noble et que les mains qui éloignent la maladie et apportent un sourire dans la vie des gens, sont des mains sacrées. Aussi, dès la 5ème ou 6ème classe, je décidai que je serais médecin. Mon père n’était qu’un fermier de condition moyenne. Bien que tous soutenaient mon ambition, comment mon père aurait-il pu payer ces études très coûteuses ?
J'ai étudié dur, et obtenu de très bonnes notes à l'examen de la 12ème classe. Je ne pris aucune leçon particulière, mais mes professeurs m’aidèrent à préparer les tests de qualification. Je fus accepté et suis entré à la faculté de médecine. Mon premier rêve se réalisait. La première année, mon père s'arrangea tant bien que mal pour payer mes dépenses.
Mais la seconde année, j'étais au fond du trou. Mon père tomba malade. Mon frère aîné dut gérer la famille. Je ne pouvais rien leur demander, pas même une roupie. J'étais toutefois déterminé à ne pas renoncer. En donnant des leçons particulières à quelques étudiants des classes inférieures, je me suis fait 5 à 600 roupies par mois. Avec ça, je pouvais me débrouiller. Je n’avais besoin que du strict nécessaire – deux paires de vêtements, le dîner et le souper, quelques cahiers ; cela suffisait pour mener mes études à leur terme.
Je n’ai jamais demandé l'aide de qui que ce soit, ni parlé de ma situation. Je pus subvenir moi-même à mes besoins pendant mes quatre années de médecine (MBBS). La dernière année, j’ai cru pouvoir ouvrir une clinique après avoir reçu mon diplôme pour commencer à pratiquer. Mais, à moins d'avoir un peu d'expérience pour gérer les aspects pratiques d'un cabinet, je compris que je pataugerais, car il me faudrait peut-être attendre un an avant d’obtenir le support de la profession, et je ne pouvais me le permettre.
Aussi ai-je décidé de rejoindre la consultation d'un de mes professeurs afin d'apprendre l’art de la prescription médicale. Je serais à portée de main pour accomplir n’importe quel travail, jusqu'à ce qu'il décide de m'instruire. J’ai passé toutes les soirées disponibles de la dernière année et les 18 mois de stage avec lui. Deux ans plus tard, il m'appela et me demanda pourquoi je faisais cela. Je lui dis que je voulais être comme lui, un médecin de bonne réputation. Cela lui plut et il commença à m'enseigner l'art de la prescription médicale.
Un jour, après mon stage, il me demanda de suivre le cours du 3ème cycle universitaire (spécialisation) de mon choix. Apprenant que je n'étais pas en mesure de le financer, il offrit de m'aider. Je voulais me spécialiser en pédiatrie. Pratiquer un diagnostic sur un enfant qui ne peut pas dire au médecin ce qu’il ressent est certainement un très grand défi, et un très grand défi offre au médecin l’occasion d’être plus utile. Une fois ma spécialisation terminée, on me proposa un travail de fonctionnaire, mais j’ai préféré rester libre afin de planifier mon service comme je le souhaitais. »
H2H : « Quand avez-vous eu votre premier darshan de Swami ? »
Dr. Kar : « Le 18 avril 2008, on m’a examiné et demandé de revenir pour subir l'opération le 21 juin. J’ai décidé de retourner en Orissa le jour suivant, car entre-temps, j'avais perdu de nombreux jours de travail. Mais on me demanda de me représenter à l'hôpital le 22 avril.
Bien qu’ayant dû annuler ma réservation « Tatkal » en y perdant beaucoup, en compensation, je fus à nouveau béni du darshan de Baba. Baba était venu à Sa résidence de Kadugodi le 19. Sa voiture passa près de nous alors que nous étions sur le bord de la route.
Plus tard, ma femme me demanda si j'avais eu Son darshan. Elle était triste de n'avoir pu voir que la tête de Baba, car Il était assis dans la voiture. « Mais, je L'ai vu en entier, Sa tête, Son corps et Ses pieds » dis-je. « Comment est-ce possible ? Il était assis dans Sa voiture, et la porte n'était pas ouverte » protesta-t-elle. J’ai soudain réalisé que, bien qu’étant la vérité, ce que je venais de dire était improbable ! C’est sans doute là un tour de la Mère divine ! me suis-je dit. »
Nous sommes revenus le 21 juin pour l'opération. Je fus conduit dans la salle d'opération le 24 et après une longue intervention, j’en suis sorti un homme nouveau. Le 30, on enleva les points de suture et le jour même nous sommes retournés en Orissa. On m'avait demandé de revenir pour un check-up 6 mois plus tard. C'est pourquoi je suis ici maintenant, en décembre, et que j’ai la chance de vous rencontrer tous. »
H2H : « Cette guérison du coeur vous a-t-elle touché d'une autre façon ?
Dr. Kar : « Vous avez dit très justement, guérison du coeur, car c'est bien de cela qu’il s’agit, et de plusieurs façons. Cette vie est maintenant un cadeau de Dieu, je souhaite l'utiliser pleinement pour Lui. De quoi ai-je besoin ?
Un peu de nourriture pour soutenir le corps à Son service, quelques vêtements pour le protéger en toute saison, un toit sur nos têtes, et un peu d'argent pour élever notre fils. Je suis médecin, issu d'un milieu rural où la vie est dure. Je n'ai jamais aspiré à la richesse ni au luxe. Alors que mes collègues médecins demandaient des honoraires de 50 à 60 roupies par consultation, je ne demandais que 5 roupies.
Quand quelqu’un se réfère à moi en tant que « médecin des pauvres », je suis heureux. Au moins, ils peuvent tous venir chez moi, et je peux les aider. Dieu a très bien pris soin de moi. Il m'a donné une femme compréhensive, un fils magnifique, une bonne maison où habiter, et l’opportunité de servir les pauvres. À présent, si quelqu'un ne paie pas le traitement, je ne le lui réclame pas. Le Seigneur plein de bonté sait tout.
Mon seul désir dans cette vie est de passer de plus en plus de temps à Son service. Je souhaite venir ici ou à l'hôpital de Brindavan, et me plonger de tout mon coeur et de toute mon âme dans le service.
Equipe de H2H