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Vivre avec Dieu est la véritable éducation

 

Au cours d’une interview très intéressante, Anil Kumar raconte au Dr Venkataraman comment Bhagavân transmet des leçons inestimables aux étudiants quand ils obtiennent l’opportunité unique de vivre avec Lui à Kodaikanal.

Anil Kumar, vous êtes un très bon professeur et vous connaissez aussi beaucoup de choses quant à la manière dont Bhagavân Srî Sathya Sai Baba, l’Enseignant suprême, forme les étudiants. Tout particulièrement, j’aimerais que vous partagiez avec nous les expériences captivantes que vous avez vécues à Kodaikanal. Vous y êtes allé plusieurs fois avec Bhagavân, ce qui est un événement tout à fait extraordinaire, un événement qui a un but.

Swami choisit les étudiants qu’Il emmène à Kodaikanal, et les critères de sélection sont les performances dans leurs études, leur conduite, leur dévotion, leur excellence dans les jeux et les sports et leurs talents dans le chant et les arts dramatiques. En plus, Bhagavân choisit quelques professeurs pour L'accompagner. Kodaikanal est un endroit tellement splendide. La description du ciel ou du paradis qu’en font les Écritures de toutes les religions devrait certainement correspondre à la vie vécue à Kodaikanal dans la proximité de Bhagavân.

A Kodaikanal, Swami nous offre tout, depuis le sac de couchage jusqu’au bagage rempli de cadeaux pour les besoins quotidiens et certains autres que l’on a envie de conserver pour la postérité. Nous emportons un bagage et en ramenons trois avec nous. Quelquefois, Il emmène aussi les garçons dans certains endroits éloignés pour pique-niquer et jouer avec eux.

Cela nous rappelle Krishna et les Gopâlas, exception faite de la soi-disant différence d’âge des corps physiques.

Je pense que tout cela, ce sont des reprises, comme vous dites dans les médias. Il franchit toutes les barrières du temps et matérialise certaines choses. Ainsi, une année, Il matérialisa la bague ornée d’une pierre blanche que Srî Râmacandra avait reçue de son père Dasharatha. Ensuite, Il matérialisa une autre bague, ornée cette fois d’une pierre verte, que Srî Râmacandra avait reçue de son beau-père, le roi Janaka.

Ces bagues devaient être de grande taille ?

Oui, de très grande taille. J’ai dit à Bhagavân : “Swami, elles sont presque de la taille de mon poignet. C'est une si grande bague ! “La personne de Râmacandra était très … âjânubâhu, de très haute stature”, répondit Swami.

Il matérialisa aussi le mangalasûtra (cordon sacré porté par une femme mariée) porté par Sîtâ. Ainsi que le collier de Râvana qui comportait 365 shivalingas avec, au centre, en pendentif, 3 gros shivalingas – un jaune, un vert et un bleu. Les 362 autres shivalingas étaient en or.

Qu’advient-il de ces objets  par la suite ?

Ces objets retournent à l'entrepôt Sai. Il matérialisa également le daim en or qui avait attiré l’attention de Mère Sîtâ.

Vous a-t-il été permis de toucher ces objets ?

Oui, nous pouvons toucher toutes ces choses. En une autre occasion, j’ai vu Swami matérialiser une arche  qui comportait 3 à 4 rangées de diamants !

Cette arche était-elle grande ? Combien mesurait-elle, en centimètres ?

Je peux dire qu’elle ne mesurait pas moins de 15 centimètres. Au centre de l’arche, il y avait une chaîne en or à laquelle un cygne était suspendu. Ce cygne avait des yeux très clairs, un bec très clair, l’estomac très transparent et translucide. Alors que tout le monde regardait, Swami vint et dit : “Hé, regardez… regardez bien… regardez bien !” et dans l’estomac du cygne, nous vîmes Bhagavân, tel Shesha Sai, le Seigneur allongé sur les mille têtes du serpent. Il matérialisa aussi le chudamani, le bijou que Sîtâ donna à Hanuman comme preuve qu’il L’avait bien retrouvée et pour établir sa crédibilité.

Je vois ! C’est fantastique ! Pouvez-vous rappeler quelques événements vraiment émouvants et réconfortants, il doit y en avoir en quantité.

Il y a environ 7 ans, se trouvait parmi nous un étudiant venu de l’Etat du Kerala, auquel Swami manifestait un intérêt tout particulier. J’en étais même un peu jaloux ! Il matérialisa pour lui une bague, une chaîne, une montre comme si tout le voyage tournait autour de ce garçon. Quelques jours plus tard, il matérialisa aussi pour lui une paire de boucles d’oreilles.

Des boucles d’oreilles !

Oui, Il matérialisa des boucles d’oreilles pour ce garçon ! Je ne comprenais pas. Et après quelques jours, Il matérialisa encore une autre paire de boucles d’oreilles pour le même garçon. Je me disais : “Swami, j’ai trois filles, Tu aurais pu me donner ces boucles d’oreilles. Pourquoi les as-Tu données à ce garçon, un individu qui n’est même pas marié !”

Au bout d’une semaine, Swami prononça un discours. Entre autres choses, Il dit : “Certaines personnes se sont posées des questions, et se demandent pourquoi Swami manifeste un intérêt particulier pour ce garçon. Certains se demandent aussi pourquoi Je lui donne des boucles d’oreilles. Ce qu’ils ne savent pas, c’est que ce garçon a perdu sa mère il y a longtemps. Il a deux sœurs. Le souhait de sa mère était d’offrir des boucles d’oreilles en or à ses filles, mais elle mourut avant d’avoir pu réaliser son souhait. Je suis sa mère. Je suis aussi leur mère. Si ce n’est Moi, qui d’autre prendra soin d’eux ? Voilà pourquoi J’ai matérialisé ces boucles d’oreilles pour ce garçon. Vous ne comprenez pas ce que Je fais. Quoi que Je fasse, quoi que Je dise a une signification et un sens intérieur profonds. Découragé, le père de ce garçon, voulait se suicider. Je le fis venir ici et obtint de lui la promesse de ne pas attenter à ses jours. Ainsi, Je prends soin de la famille. Ce n'est que depuis ce jour-là que le garçon a retrouvé le sourire.”

Ceci a vraiment touché mon cœur. Swami ! Tu es la Mère des mères, plus chère et plus proche que la mère physique. Tu prends soin d’eux. Je suis sûr qu’aucun d’entre nous ne ressent en lui cette profondeur, cette intensité, cette grandeur d’amour que nous recevons de Bhagavân.

Vous rappelez-vous d’autres événements mémorables dont vous avez été témoin à Kodaikanal ?

Un jour, à Kodaikanal Swami distribua des pastilles de menthe, des barres de chocolat et diverses autres choses. Soudain, Il dit : “Il y a quelqu’un ici qui ne les mange pas et les met dans son sac. Avancez les garçons, fouillez le sac de tout le monde.” Cela ressemblait à une perquisition en vue de l’impôt sur le revenu, à une razzia ! Alors doucement je dis : “Bhagavân, pourquoi tout ce dérangement ? Oui ! je ne les mange pas. Je les garde dans mon sac.” “Pourquoi fais-tu cela ?”, dit Bhagavân. “Swami ! j’ai quatre enfants, ils attendent que je leur rapporte quelque chose. Tout ce que Tu donnes est très précieux pour nous. Quand je les ramène à la maison, les enfants sautent de joie.” – “Oh, c’est donc cela ?” dit Swami, puis Il dit à tous ceux qui étaient là : “Dorénavant, vous en donnerez cinq à Anil Kumar, quatre pour ses enfants et un pour lui.”

Il me dit ensuite : “Tout comme tu es heureux quand tes enfants mangent, Je suis heureux quand tu manges ici.” Comment pourrais-je oublier cet incident ! Je n’ai pas le souvenir d’avoir été aimé de quelqu’un autant que de Bhagavân. C’est le sentiment de tout fidèle. C’est l’expérience de millions de fidèles dans le monde.

Qu’espère Swami en retour ? Ce genre de question est typiquement humaine. Je sais que Dieu n’attend rien en retour. Mais écoutons ce que vous avez à en dire.

Il veut seulement que nous apprenions les leçons qu’Il nous donne. Tout comme Il nous aime, nous devons aimer nos semblables, notre famille et Dieu, parce que Dieu est Amour et que l’Amour est Dieu. ‘Vivez dans l’Amour’ est le message qu’Il souhaite nous transmettre.

J'ai entendu dire qu’une année, le jour d’Easwaramma, Swami distribua personnellement des couvertures aux indigents. Cela semble être un événement très émouvant, pourquoi ne nous diriez-vous pas quelque chose à ce sujet ?

On distribua des couvertures aux indigents qui s’étaient rassemblés dans le Mandir Sai Shruti, (résidence de Swami à Kodaikanal). Soudain, Swami dit : “Sortons !” Il monta dans sa voiture et le convoi s’ébranla. Ici et là, quand Swami apercevait des gens pauvres Il descendait de voiture et distribuait personnellement les couvertures parce que certains d’entre eux, invalides, ne pouvaient venir eux-mêmes les chercher. Swami dit : “Vous devriez saisir chaque opportunité de servir les pauvres et ceux qui sont dans le besoin.” Ceci est un exemple que tout le monde devrait apprendre de Bhagavân. Vous ne devriez pas vous attendre à ce qu’ils viennent vers vous, vous devriez aller vers Daridra Nârâyana, Dieu sous la formes des indigents, et les servir avec amour. Non seulement cela. Parfois, sur la route de Kodaikanal, Swami fait soudain arrêter la voiture. Apercevant un mendiant ou une femme du village portant sur la tête une charge de bois de chauffage, Il leur donne de l’argent. Ces gens n’ont jamais vu Swami et ne savent pas que c’était Sai Baba qui leur donnait de l’argent. Il le leur donne comme cela, tout simplement. Quand je le Lui fis remarquer, Il dit : “Je ne souhaite ni reconnaissance ni publicité. Je ne peux voir ces pauvres gens souffrir de la sorte.”

Vous serez ému si je vous raconte un autre incident. Bhagavân acheta des barbes à papa. Il en avait acheté 25 et Sa voiture en était remplie. Il les distribua à tous les VIPs, plutôt surprises, et leur dit : “Savez-vous pourquoi Je les ai achetés ? Ici à Kodaikanal, certaines personnes sont âgées. Elles ne peuvent se déplacer. Leurs enfants subviennent à leurs besoins en vendant ces barbes à papa. Ainsi, quand Je les achète, ils rentrent à la maison avec de l’argent qu’ils donnent à leurs parents ; de cette manière, ils prennent soin d’eux.

Dès ce jour-là, tout le monde se mit à acheter des barbes à papa parce que Swami avait dit : “Vous devriez en acheter” ! Après tout, pour 25 barbes à papa, nous devions payer 10 ou 20 roupies. Mais Swami lui donna 500 roupies. Je dis : “Swami, Tu donnes beaucoup plus que le prix réel”ce à quoi Il répondit : “Il ne s’agit pas du prix du candi, mais bien de l’Amour de Bhagavân envers eux.” Cela me toucha profondément.

Il appela les garçons et leur dit : “Il y a ici des femmes tibétaines qui vendent des vêtements en laine. Ces personnes sont pauvres. Elles gagnent leur vie uniquement en vendant ces vêtements. Allez vers elles et achetez ce dont vous avez besoin. Elles seront heureuses d’avoir fait de bonnes affaires.” Un jour, Swami acheta un chapeau de paille et le porta. Alors tout le monde acheta des chapeaux de paille. C’est ainsi qu’Il vint en aide à l’homme pauvre qui n’avait pas fait de bonnes affaires. Ces gens pauvres sont tous pauvres. Ils attendent tous Bhagavân parce que le dieu de la richesse Le suit inévitablement.

Un jour, Il appela deux servantes et leur donna des saris de soie. Je dis : “Swami ! Tu donnes de coûteux saris en soie à des servantes !” Swami me regarda et dit : “Quand Je donne, pourquoi te lamentes-tu comme cela ? Es-tu jaloux ?” Il ajouta : “Quand elles vont assister à un mariage et quand elles vont chez leurs parents, elles peuvent porter ces saris. Cela leur procure beaucoup de joie.” C’est cela l’Amour de Sai. Il est le même pour chacun.

Oui, Il s’efforce toujours de rendre tout le monde heureux. Et le message est que nous devrions essayer de faire de même. Il est dit : “Vivre avec Dieu est la véritable éducation.” Pouvez-vous donc me dire quelles sont les leçons que Swami transmet de façon subtile aux étudiants ?

Il fait attention au comportement de chaque étudiant. Et s’il commet une erreur, Il attire immédiatement son attention sur toute erreur commise. A commencer par le savoir-vivre. Il leur apprend comment l’on devrait se comporter dans la vie quotidienne. Comment servir les invités quand ils sont nombreux. Il leur apprend aussi tout cela avec grand soin. Et aussi comment recevoir les invités et offrir l’hospitalité, comment s’adresser aux aînés, comment s’habiller. Bhagavân leur apprend toutes ces petites choses. De nos jours, trop occupés qu’ils sont par leurs propres affaires, même les parents n’ont pas le temps d’observer leurs enfants et de leur apprendre ces choses de base. Mais Bhagavân est bien plus qu’un parent, aussi Il prend soin d’eux. Il en résulte que les parents sont surpris de voir la transformation opérée chez leurs enfants quand ils reviennent à la maison. Voilà comment Bhagavân amène la transformation.

Ne trouvez-vous pas étrange que Dieu doive faire même ces petites choses ?

Dieu vient pour deux choses : réformer et transformer. Réformer du point de vue du monde et transformer de l’intérieur.

Vous dites que les garçons sont immensément doués. Comment Swami les aide-t-Il à développer davantage leurs talents à Kodaikanal ?

Swami leur fait chanter des chants dévotionnels. On leur demande de jouer sur des instruments de musique et aux garçons dotés d’un talent d’orateur de parler aux fidèles. Parfois, nous avons aussi des rencontres de poètes (kavi sammelan). L’Université Sathya Sai est unique en ce sens qu’elle a en son sein des étudiants qui viennent de l’Inde entière et quelques-uns des Pays d’Outremer également. Chaque étudiant est talentueux. Certains écrivent des poèmes et compositions dans leur propre langue. Au total on y parle environ 15 langues. Swami organise le kavi sammelan, l’assemblée des poètes. Il demande aux garçons de chanter un chant ou de réciter un poème dans leur langue maternelle, et Swami les explique, les interprète et les traduit. Il les corrige aussi si quelque chose ne va pas.

Oh ! C’est stupéfiant ! A présent parlez-nous un peu des pique-nique. J’apprends que Swami emmène les garçons pique-niquer à Kodaikanal.

Oui, Swami les emmène pique-niquer aux pieds des montagnes proches, emportant des colis de nourriture. Ils s’assoient en cercle et Swami leur parle de manière très informelle. On prépare des petits papiers sur lesquels différentes choses sont écrites comme ‘Vous racontez une histoire, vous chantez un chant, vous racontez quelque chose de drôle’, des choses comme cela. Le nombre de ces petits papiers est égal au nombre de garçons et d’aînés présents dans le groupe et ces papiers doivent être lus par chacun et chacun doit absolument faire ce qui est écrit.

Un jour, il advint que le Professeur Sampath, le scientifique par excellence, très connu des cercles nationaux et internationaux, se trouvait dans le groupe. Cet homme a beaucoup d’esprit et le sens de l’humour. Sur son papier il était écrit ‘Chantez un chant’. Il dit : “Swami ! devrai-je chanter un chant ? Ne puis-je en être exempté ?”

Swami dit en souriant : “Je ne peux rien faire. C’est ce qui est demandé sur ton papier.” Il n’avait pas l’habitude de chanter et s’exécuta d’une voix enrouée… nous avons tous ri de bon coeur, y compris Swami.

Si vous deviez récapituler ces expériences extraordinaires que Bhagavân offre aux étudiants à Kodaikanal, comment les décririez-vous ?

Là-bas à Kodaikanal, de nombreuses opportunités s’offrent à vous de poser des questions à Bhagavân sur n’importe quel sujet. Un jour, je me mis à chanter. Immédiatement, Swami combla les trous de mémoire. J’ai demandé à Swami : “Comment connais-Tu ces chants ?” – “Je les connais avant même que le compositeur ne se mette à les écrire”, répondit-Il.

Oh ! Il dit de manière très subtile qu’Il est la Source de toute chose. Comment toutes ces expériences changent-elles et influencent-elles les garçons ?

Quand ils sortent avec Bhagavân, ils voient des milliers de fidèles qui attendent. C’est une opportunité pour eux de constater combien ils ont de la chance. “Les gens attendent dès l’aube et dans le froid juste pour apercevoir Bhagavân… et Bhagavân se déplace avec nous ; comme nous sommes chanceux ! ! Swami passe du temps avec nous, nous avons vraiment beaucoup de chance !”  C’est la première expérience des garçons.

Si Swami voit qu’un garçon apprécie un met particulier, Il veille à ce qu’on le resserve. Quand vous voyez tout ceci, vous comprenez combien Il est attaché aux étudiants. L’intérêt et l’Amour que leur porte Swami touchent réellement leur cœur. Il se peut que, jusqu’ici, les étudiants n’aient jamais expérimenté ce type d’amour. C’est ce qui provoque en eux la transformation. Ils commencent à se dire : “Que pourrais-je faire en retour pour tout ce qu’Il a fait pour moi, pour tout le temps qu’Il m’a consacré, pour tout l’amour que j’ai reçu de Lui ?” Mais Swami dit : “Je n’attends rien de vous. Je souhaite seulement que vous obteniez une bonne renommée pour vous-même, pour vos parents et pour l’Institut où vous avez étudié. C’est la seule façon que vous ayez d’exprimer votre gratitude envers Moi." ‘Faire le bien, être bon et voir le bien’ est la quintessence du message de Sai.

C’est incroyable ! Nous ne savons pas si le Seigneur Râmacandra fit jamais une telle chose. Probablement que les vânaras (les singes) tressaillaient de joie dans Sa proximité, et nous connaissons assurément les moments extraordinairement merveilleux que les Gopâlas passaient en compagnie du Seigneur Krishna. Nous n’avons pas besoin de lire les Écritures pour comprendre tout cela. Que vous alliez à Kodaikanal avec Bhagavân ou en entendiez parler, cela suffit. C’est si merveilleux ! Il est dit dans notre tradition qu’entendre parler du Seigneur apporte à quelqu’un la rédemption. J’espère que tous nos auditeurs tressailliront de joie.

 

Avec l’autorisation de ‘Radio Sai Global Harmony
Traduit du Sanathana Sarathi de mai 2006 (p. 148 – 152)